Archives de catégorie : Business Cases

[ Série Ubiflow à New York #4 ] – La voiture connectée

rp_business_trip-150x150.jpgLa série new-yorkaise, quatrième volet.  La Responsable Marketing Produits d’Ubiflow était à New-York en novembre dernier, à la conférence Street Fight, pour mieux comprendre les tendances du “local”.

Ce quatrième volet de la série traite des voitures connectées. J’ai particulièrement pensé à nos clients professionnels de l’automobile en participant à cette table ronde sur la voiture connectée. Il se peut bien que dans un proche futur, nos clients concessionnaires aient parmi leurs VO à vendre un bon nombre de véhicules connectés.  Cela fait également écho au sujet souvent relayé depuis le Mondial de L’Automobile.  Je ne vous parlerai pas de la voiture qui roule ou qui freine toute seule et de tous les nouveaux attributs qui sont en train d’être développés par les différents constructeurs, en revanche, nous nous intéresserons aux conducteurs utilisateurs de smartphones. Comment ces véhicules connectés auront dans un futur proche un impact sur les habitudes des conducteurs ? Comment les utilisateurs de smartphones d’aujourd’hui imaginent leur véhicule de demain ? 

Au travers son chef de produit Julius Marchwicki, Ford était présente à New York pour parler de la voiture connectée. Il nous rappelle que le nombre d’applications téléchargées par les utilisateurs de smartphones s’élève à environ 100 milliards par an et que d’ici l’année prochaine, 1 milliard de smartphones seront de nouveau commercialisés.

ventes auto vs ventes smartphones

ventes auto vs ventes smartphones


C’est dans ce contexte que, selon l’étude Ford, 75% des conducteurs pensent qu’il est important de pouvoir connecter leur smartphone avec leur véhicule. C’est un chiffre important, qui ne cesse de croitre au fil des ans.

D’autres chiffres sont avancés par Julius Marchwicki : 66% des utilisateurs de smartphones pensent que le contrôle vocal est primordial, et les utilisateurs de smartphones seraient 2 fois plus enclins à faire l’usage de leur smartphone en voiture, si le véhicule en question ne remplit pas leurs attentes de « connectivité ».

Le chiffre le plus nouveau semble être que 42% des jeunes adultes préfèreraient avoir accès à un smartphone plutôt qu’à une voiture.

42%

Un chiffre relativement nouveau

 Les fonctionnalités attendues par les utilisateurs de smartphones

Tous les véhicules ne présentent pas forcément les mêmes fonctionnalités de connectivité, cela peut être un accès internet, le contrôle de son téléphone par la voix, stations de radio automatiquement retrouvées… Mais ce que le conducteur connecté attend avant tout, c’est que les applications téléchargées sur son smartphone se retrouvent dans son véhicule, et ce, de manière instantanée.

En termes de « recherches »

Julius Marchwicki donne comme exemple la façon dont la plupart des personnes font des recherches sur leur lieu de destination : quand on sait qu’on va se rendre dans un endroit qu’on ne connaît pas, généralement la recherche de ce lieu de destination se fait avant qu’on ne soit dans sa voiture, sur son ordinateur à la maison ou sur son smartphone, pour bien se repérer. La voiture connectée jouera tout son rôle au moment où le conducteur y prendra place et pourra automatiquement accéder à son application de recherche par simple commande vocale par exemple. Les conducteurs qui ont l’information sur leur smartphone veulent retrouver cette même information dans leur voiture. Les services attendus seront en premier lieu de retrouver des informations clés telles que les latitude/longitude au système GPS, ou le nom et l’adresse complète du lieu de destination, mais pas uniquement. La voiture connectée est en mesure d’apporter davantage qu’un simple point sur une carte, tels que des services dont les personnes sont aujourd’hui demandeuses de recevoir tant cela fait partie de la vie de tous les jours. Le lieu de destination est un restaurant ? La voiture connectée affichera l’adresse d’arrivée mais le conducteur s’attend aussi à savoir si c’est bien ouvert, à connaître le menu du jour, voire les avis laissés par les internautes sur les sites d’avis.

On peut également imaginer un service de « street view » comme sur Google, où on verrait en avance des images de la rue dans laquelle on se rend.

Affichage des événements

En terme d’événements ou d’agenda local, Julius Marchwicki souligne qu’on ne connait ce qui se passe dans les quartiers de notre entourage que si quelqu’un nous en informe ou si l’on s’est renseigné avant. Maintenant, on peut imaginer que c’est la voiture qui va renseigner ce type d’informations. C’est un peu la voiture qui va faire la conversation…

Cela nous amène sur le sujet de la sécurité au volant et de la manière sans cesse étudiée par Ford notamment pour que cette multitude d’informations soit à la disposition du conducteur de manière sécurisée. Ceci pour éviter qu’une information s’affiche sur le tableau de bord à un moment inopiné. Julius Marchwicki souligne le fait qu’il faut sans cesse bien contre-balancer les demandes et les attentes des utilisateurs de smartphones, et la sécurité au volant, en privilégiant par exemple le plus de commandes vocales possibles.

On pourrait imaginer que la voiture connectée transmette des informations et des services attendus tout au long du trajet. Cependant Julius Marchwicki déclare qu’un conducteur ne va que rarement s’arrêter au cours de son trajet. Quand il a dans l’idée d’aller d’un point A à un point B, l’information ou le service qu’il attend doit dans la majorité des cas se trouver soit à A soit à B, c’est-à-dire le plus souvent soit à son domicile, soit sur le lieu de son travail, mais pas entre les deux.

Julius Marchwicki – Ford Motor Co

Julius Marchwicki – Ford Motor Co

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Perrine Alliaume – Responsable Marketing Produits Ubiflow

 

 

[ Série Ubiflow à New York #2 ] – Les start-ups de demain – orientées Local !

rp_business_trip-150x150.jpgLa série « New-York » continue…  Ubiflow a envoyé en novembre sa Responsable Marketing Produits à New-York, à la conférence Street Fight, pour mieux comprendre les tendances du “local”, pour vous proposer à l’avenir les meilleures outils pour votre référencement local et encore mieux communiquer avec vos clients.

 

Dans ce deuxième volet de la série, j’ai choisi de vous présenter 3 startups étant passées par le showcase de Street Fight, peut-être les startups qui compteront parmi les grandes sociétés de demain !  Un seul mot d’ordre : orientées LOCAL !

Durant ce showcase – voulu un peu sur le principe du speed-dating – une poignée de startups défilent les unes après les autres pour présenter brièvement leur activité et sont challengées par Laurel Touby avec quelques questions sur leur modèle économique, leurs souhaits pour l’avenir ou ce qui les différencie des autres. Laurel Touby, elle-même créatrice de startup et aujourd’hui consultante dans ce domaine, du haut de ses bottines argentées, a très bien tenu son rôle d’animatrice de ce showcase, avec une pointe d’humour, tantôt mettant les entrepreneurs à l’aise, tantôt leur posant les questions qui fâchent.

Start Up Mind my Business

Start Up Mind my Business

VIZALYTICS – MIND MY BUSINESS

Aileen Gemma Smith prend la parole, avec un flot très énergique, une chose est sûre, elle y croit à son concept. La start-up Mind my Business est très orientée services pour les petites entreprises locales, basées à New York. Leur application mobile est dédiée à prévenir les fast-foods, pizzérias ou tout autre point de vente indépendant de tout changement notoire dans leur vie de quartier qui pourrait apporter du changement à leur activité. Cette plateforme mobile, alimentée en open data, leur permet de savoir – en avance, avant que cela leur tombe dessus! – ce qui pourrait nuire à leurs revenus économiques ou qui pourrait leur faire perdre des clients, tels que les évolutions des législations, des projets de nouvelles constructions dans le quartier, des plaintes de clients, ou tout bonnement comme le précise Aileen sans ciller « les rats » !

Tout ce que les points de vente locaux ont à faire c’est downloader l’application, fournir un nom et une adresse mail, et ils recevront les alertes liées à leur commerce. En échange d’un abonnement mensuel de 40 dollars, ils auront à portée de main le moyen d’éviter une amende ou une fermeture obligée sans avoir pu prendre les devants. Ce ne sont pas moins de 60 000 alertes qui sont envoyées par mois aux utilisateurs new-yorkais. Quand Aileen Gemma Smith doit convaincre de nouveaux points de vente de travailler avec elle, elle leur dit « Cela fait 20 ans que vous êtes dans le quartier, nous vous donnons les outils pour être encore là durant les 20 prochaines années. »

 

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Start Up Requested

REQUESTED 

Requested est une application mobile qui se préoccupe, pour le moment en tout cas, du monde des sorties et de la nuit, c’est-à-dire restaurants, bars et discothèques. L’idée réside dans le fait que tout restaurant ou bar connaît des périodes de pointe et à l’inverse des périodes de faible affluence, et dans ce contexte, les propriétaires auraient un intérêt à proposer des promotions lors d’affluence faible, et profiter qu’il y ait plein de monde pour rentabiliser encore plus leur activité.

L’application permet à des clients potentiels de faire une demande au restaurant ou au bar, en indiquant le nombre de personnes, leur budget total souhaité, et le restaurateur, armé lui aussi de son côté de l’application, répond dans le quart d’heure pour accepter ou refuser la proposition du client potentiel. S’il accepte, le client reçoit un code d’offre spéciale, qu’il pourra présenter à son arrivée dans l’établissement. Si cela peut manquer de spontanéité quant au choix du restaurant – qui se fait souvent devant le menu à l’extérieur – on ne peut pas nier que c’est dans l’air du temps, et dans la lignée d’application comme OpenTable, qui permet de réserver un restaurant en ligne, et donc en temps réel selon les disponibilités, et de gagner des repas gratuits.

Sonny Mayugba, fondateur de Requested, dévoile que l’application concerne les bars, discothèques et restaurants pour le moment car il est lui-même propriétaire d’un restaurant et qu’il cherchait une solution à son besoin. Il n’exclut pas la possibilité de diversifier son application aux concessionnaires de voitures ou aux salons de manucure.

 

CUPS

Start up Cups

Start up Cups

Cette start-up se focalise sur le café, le café chaud du matin acheté chez le vendeur du coin, servi dans un grand verre en carton et recouvert d’une capsule plastique pour ne pas qu’il se renverse sur le chemin qui le sépare du magasin jusqu’au bureau de son nouveau propriétaire… La start-up Cups lance une application mobile pour les consommateurs qui cherchent à acheter leur café chez le vendeur indépendant le plus proche de l’endroit où ils se trouvent.

Elle part du principe qu’aux États-Unis, il y a un Starbucks à chaque coin de rue, et que le paysage américain se compose d’un Starbucks, puis d’un Dunkin Donuts, puis d’un Starbucks, etc… Et que pour faire évoluer sa consommation et faire fonctionner le vendeur indépendant du coin, le consommateur a besoin de la bonne information, où qu’il soit.

D’abord lancé en Israël, pays d’origine de ses fondateurs, le concept Cups arrive à New York, « the coffee capital of the world », selon Gilad Rotem, co-fondateur de la start-up. 50 000 tasses de café ont été commercialisées (tous pays confondus) jusqu’à présent.

Les utilisateurs de l’application s’offrent une consommation illimitée de café dans le ou les magasins de leur choix, grâce un pré-paiement effectué par mobile, une sorte d’abonnement en fait. Tous les partenaires de l’application, vendeurs de café, arborent des tasses bleues, sans marque…

J’espère que ce petit tour d’horizon vous aura plu. Et vous, pensez-vous que ces concepts pourraient arriver en France ? Restaurateurs, vous imaginez-vous faire des offres spéciales à vos clients via une application ? Quelle start-up parmi ces trois sera encore en activité dans 5 ans selon vous ?

Je vous le révèle dès à présent, dans l’assistance de Street Fight, c’est Aileen Gemma Smith qui a récolté le plus de succès à l’applaudimètre, l’avenir nous le dira…

Perrine Alliaume – Responsable Marketing Produits Ubiflow

Cas client : Groupe PLD Automobiles

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Ce groupe de distribution automobile représente 17 concessions avec plus de 10 000 ventes de véhicules neufs ou d’occasions par an.

En travaillant sur la refonte de son site internet et l’utilisation de nouveaux outils web, PLD avait pour principal objectif d’augmenter la proximité avec ses clients et prospects à travers la mise en avant locale de ses produits et concessions.

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