Archives de catégorie : Chiffres clés

« Wisdom of the Crowd* » et marketing prédictif, si, si, c’est possible!

C’était Jeudi 17 Mars, l’Atelier tenu par Mediego sur les nouveaux leviers du marketing prédictif. Parfait pour se mettre à jour des tendances marketing et partager un moment convivial, merci à Mediego !

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Attirer les internautes en boutique, déclencher les coups de cœur et anticiper leurs envies : voici les promesses du marketing prédictif ! La personnalisation du marketing permettrait d’augmenter jusqu’à 30% le CA de certaines enseignes. Fidéliser et recruter de nouveaux consommateurs, voilà l’objectif de ces grandes marques.
Le site web est « une minuscule fenêtre sur un gigantesque volume de produits accessibles aux clients ». Et, la patience des internautes a ses limites ! Par exemple, d’après Netflix, si l’utilisateur ne trouve pas un film à regarder en 60 ou 90 secondes, il passe à autre chose ! Rappelons-nous aussi que le consommateur est polymorphe. Notre comportement sur la toile varie tout au long de la journée que nous soyons au travail, en déplacement ou chez nous.
Le filtrage collaboratif utilise la « Wisdom of the Crowd* ». En récoltant, croisant et comparant des informations produits et consommateurs depuis internet, des tendances ressortent. De ces analyses ressortent une hyper-segmentation, et donc des suggestions ultra-personnalisées.

Il faut savoir que 65% des consommateurs trouvent que les enseignes ne savent pas leur donner de conseils personnalisés. Alors, conclusion, la personnalisation du marketing reste un enjeu fort encore en 2016 !

@Bientôt !

Marion HERVE, Chargée de Partenaires Techniques UBIFLOW

*la sagesse de la foule

88% des internautes se renseignent sur la e-réputation des sites de commerce en ligne avant d’acheter

90% des internautes sont influencés par l’e-réputation des plates-formes de vente en ligne lorsqu’ils font leurs emplettes sur le net, selon une étude réalisée par l’Ifop pour Reputation VIP, une entreprise spécialisée dans la mesure de la réputation sur le net .

88% des individus interrogés dans le cadre de cette enquête, réalisée sur Internet auprès de 1003 personnes, consultent des avis de consommateurs, des forums ou des blogs avant de réaliser un achat en ligne.

Les avis négatif dissuadent 85% des consommateurs d’acheter.

Pour consulter l’intégralité de l’infographie: cliquez ici

Source : L’Usine Digitale – Publié le 19 mars 2015

[ Série Ubiflow à New York #4 ] – La voiture connectée

rp_business_trip-150x150.jpgLa série new-yorkaise, quatrième volet.  La Responsable Marketing Produits d’Ubiflow était à New-York en novembre dernier, à la conférence Street Fight, pour mieux comprendre les tendances du “local”.

Ce quatrième volet de la série traite des voitures connectées. J’ai particulièrement pensé à nos clients professionnels de l’automobile en participant à cette table ronde sur la voiture connectée. Il se peut bien que dans un proche futur, nos clients concessionnaires aient parmi leurs VO à vendre un bon nombre de véhicules connectés.  Cela fait également écho au sujet souvent relayé depuis le Mondial de L’Automobile.  Je ne vous parlerai pas de la voiture qui roule ou qui freine toute seule et de tous les nouveaux attributs qui sont en train d’être développés par les différents constructeurs, en revanche, nous nous intéresserons aux conducteurs utilisateurs de smartphones. Comment ces véhicules connectés auront dans un futur proche un impact sur les habitudes des conducteurs ? Comment les utilisateurs de smartphones d’aujourd’hui imaginent leur véhicule de demain ? 

Au travers son chef de produit Julius Marchwicki, Ford était présente à New York pour parler de la voiture connectée. Il nous rappelle que le nombre d’applications téléchargées par les utilisateurs de smartphones s’élève à environ 100 milliards par an et que d’ici l’année prochaine, 1 milliard de smartphones seront de nouveau commercialisés.

ventes auto vs ventes smartphones

ventes auto vs ventes smartphones


C’est dans ce contexte que, selon l’étude Ford, 75% des conducteurs pensent qu’il est important de pouvoir connecter leur smartphone avec leur véhicule. C’est un chiffre important, qui ne cesse de croitre au fil des ans.

D’autres chiffres sont avancés par Julius Marchwicki : 66% des utilisateurs de smartphones pensent que le contrôle vocal est primordial, et les utilisateurs de smartphones seraient 2 fois plus enclins à faire l’usage de leur smartphone en voiture, si le véhicule en question ne remplit pas leurs attentes de « connectivité ».

Le chiffre le plus nouveau semble être que 42% des jeunes adultes préfèreraient avoir accès à un smartphone plutôt qu’à une voiture.

42%

Un chiffre relativement nouveau

 Les fonctionnalités attendues par les utilisateurs de smartphones

Tous les véhicules ne présentent pas forcément les mêmes fonctionnalités de connectivité, cela peut être un accès internet, le contrôle de son téléphone par la voix, stations de radio automatiquement retrouvées… Mais ce que le conducteur connecté attend avant tout, c’est que les applications téléchargées sur son smartphone se retrouvent dans son véhicule, et ce, de manière instantanée.

En termes de « recherches »

Julius Marchwicki donne comme exemple la façon dont la plupart des personnes font des recherches sur leur lieu de destination : quand on sait qu’on va se rendre dans un endroit qu’on ne connaît pas, généralement la recherche de ce lieu de destination se fait avant qu’on ne soit dans sa voiture, sur son ordinateur à la maison ou sur son smartphone, pour bien se repérer. La voiture connectée jouera tout son rôle au moment où le conducteur y prendra place et pourra automatiquement accéder à son application de recherche par simple commande vocale par exemple. Les conducteurs qui ont l’information sur leur smartphone veulent retrouver cette même information dans leur voiture. Les services attendus seront en premier lieu de retrouver des informations clés telles que les latitude/longitude au système GPS, ou le nom et l’adresse complète du lieu de destination, mais pas uniquement. La voiture connectée est en mesure d’apporter davantage qu’un simple point sur une carte, tels que des services dont les personnes sont aujourd’hui demandeuses de recevoir tant cela fait partie de la vie de tous les jours. Le lieu de destination est un restaurant ? La voiture connectée affichera l’adresse d’arrivée mais le conducteur s’attend aussi à savoir si c’est bien ouvert, à connaître le menu du jour, voire les avis laissés par les internautes sur les sites d’avis.

On peut également imaginer un service de « street view » comme sur Google, où on verrait en avance des images de la rue dans laquelle on se rend.

Affichage des événements

En terme d’événements ou d’agenda local, Julius Marchwicki souligne qu’on ne connait ce qui se passe dans les quartiers de notre entourage que si quelqu’un nous en informe ou si l’on s’est renseigné avant. Maintenant, on peut imaginer que c’est la voiture qui va renseigner ce type d’informations. C’est un peu la voiture qui va faire la conversation…

Cela nous amène sur le sujet de la sécurité au volant et de la manière sans cesse étudiée par Ford notamment pour que cette multitude d’informations soit à la disposition du conducteur de manière sécurisée. Ceci pour éviter qu’une information s’affiche sur le tableau de bord à un moment inopiné. Julius Marchwicki souligne le fait qu’il faut sans cesse bien contre-balancer les demandes et les attentes des utilisateurs de smartphones, et la sécurité au volant, en privilégiant par exemple le plus de commandes vocales possibles.

On pourrait imaginer que la voiture connectée transmette des informations et des services attendus tout au long du trajet. Cependant Julius Marchwicki déclare qu’un conducteur ne va que rarement s’arrêter au cours de son trajet. Quand il a dans l’idée d’aller d’un point A à un point B, l’information ou le service qu’il attend doit dans la majorité des cas se trouver soit à A soit à B, c’est-à-dire le plus souvent soit à son domicile, soit sur le lieu de son travail, mais pas entre les deux.

Julius Marchwicki – Ford Motor Co

Julius Marchwicki – Ford Motor Co

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Perrine Alliaume – Responsable Marketing Produits Ubiflow

 

 

[ Série Ubiflow à New York #1 ] – La compréhension du marché local passe par la confiance

business_tripUn des événements marquants du mois de novembre : Ubiflow a envoyé sa Responsable Marketing Produits à New-York à la conférence Street Fight, pour mieux comprendre les tendances du “local”, pour vous proposer et vous décrire les meilleures outils pour votre référencement local et encore mieux communiquer avec vos clients.

 

Dans ce premier volet de notre série “Ubiflow à New-York”, je souhaite vous présenter les technologies d’aujourd’hui dans l’économie locale de demain, ou comment l’économie numérique globale est en train de muer vers des économies locales ET connectées.

David Ramadge, Directeur des partenariats PME chez eBay, débute sa présentation en citant son pays d’origine, l’Australie, pour démontrer que, où que l’on soit, indépendamment du continent ou du fuseau horaire, les histoires se ressemblent, en terme d’expérience locale.

Il part de l’exemple d’un ami de son père, Barry, vendeur en électronique, on se trouve donc au niveau le plus local du commerce. A partir de là se succèdent différents niveaux de services, niveaux les uns au-dessus des autres pour arriver à ce que la technologie d’aujourd’hui peut offrir de mieux aux acteurs locaux du commerce. Barry revend ses produits à un revendeur, en ville, plus gros que lui, qui revend à un revendeur encore plus important, un grand magasin avec plusieurs rayons voire plusieurs étages. La technologie est en route.

Ce sur quoi David Ramadge attire l’attention est que c’est très intéressant de voir comment ce développement technologique, des logiciels en particulier, en sont venus à influencer l’économie locale.

Un petit regard en arrière, vers le passé pas si lointain, nous mène vers l’origine de ce que l’économie locale est aujourd’hui : l’agriculture. Les premières cultures, les premiers villages créés aux alentours des cultures sont les prémices des communautés et d’un sentiment local. Et puis de meilleurs outils ont été inventés, des outils plus performants, pour contribuer à une production plus efficace. Au fil de l’eau, ces communautés ont grandi, et il a fallu améliorer les moyens de communication au sein des communautés. Les améliorations dans la productions sont allées de plus en plus vite, etc… Et « quel en est le point final ? » demande David Ramadge à l’assemblée. Il surprend tout le monde en déclamant « The Cheesburger ». Le cheesburger !! L’aliment le moins cher des États-Unis par rapport à son poids. De toutes ces technologies modernes d’agriculture, développées au fil des années voire des siècles, en est sorti un aliment pour le moins très uniformisé. Les technologies de pointe sont selon David Ramadge synonymes d’uniformité. Quasiment une leçon de vie donnée en une dizaine de minutes.

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Qu’est-ce qui va rendre le local si local ?

Dans un premier temps, d’après David Ramadge, la tendance va changer, grâce à une « ré-humanisation » des technologies, ce qui mènera au retail de demain : les consommateurs vont utiliser les outils de l’internet pour les aider à prendre des décisions d’achat alors qu’ils seront dans le magasin même, ou l’inverse, c’est-à-dire faire des recherches sur les produits en magasin pour les acheter en ligne.

Quelques chiffres : aux États-Unis, 75% des dépenses effectuées le sont à moins de 15 miles (25 kilomètres) du domicile. 10% des dépenses sont effectuées en ligne. Parce que, finalement, qu’est-ce que les gens adorent faire, si ce n’est du shopping, se promener dans un magasin et voir les vendeurs en personne ? La tendance est même à ce que le consommateur visite un magasin et reçoive sa commande directement chez lui dans les jours qui suivent. BestBuy, magasin d’électronique à envergure nationale aux États-Unis (un peu plus de 1000 points de vente), a bien compris cette demande, et il est aujourd’hui possible de se faire livrer depuis chacun des points de vente. L’expression donnée à cette tendance est la « consumer-facing technology », ou le moyen de promettre à ses clients un service plus rapide et plus efficace en utilisant les dernières technologies en date.

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Le commerce en ligne ne va bien sûr pas disparaître. Il va muer. Le nouveau commerce, le retail de demain, fera cohabiter les deux commerces qui dominent aujourd’hui, « the best of both worlds » : le commerce en ligne et le commerce de proximité. Une expérience a été menée dans Manhattan : un magasin grandeur nature a affiché pendant quelques semaines un grand écran interactif, sans qu’il soit possible d’y entrer physiquement, l’écran étant la seule « porte d’entrée ». Connecté aux technologies Microsoft Connect, il a été possible de calculer le nombre de personnes passant devant le magasin (en langage Internet les « impressions »), le nombre de personnes qui se sont arrêtées devant le magasin (les « qualified impressions »), le nombre de personnes qui ont cliqué et navigué sur l’écran (les « clics ») et enfin le nombre de personnes qui ont validé un achat via l’écran (les « conversions »). C’est par cette anecdote que David Ramadge souhaite nous faire comprendre que les meilleures technologies vont être utiles au retail de demain, que les statistiques jusqu’alors réservées à l’Internet pourront trouver leur place dans différents points de vente.

En faisant cohabiter des données orientées technos avec des connaissances locales, au même titre que Barry, en Australie, sait combien il est délicat de stocker des biens électroniques lorsqu’on habite à proximité de la mer, à cause du sable et du vent, les technologies de pointe liées au commerce local vont prendre tout leur sens. David Ramadge admet également que la compréhension du marché local passe par la confiance et d’ailleurs, il conclut sa présentation sur cette phrase « If you recreate the trust that exists in the real world, then you’ll nail the user experience. ».

 

Perrine Alliaume – Responsable Marketing Produits Ubiflow